Le corindon brun peut effectivement être utilisé dans les revêtements anti-usure. Sa dureté élevée et son excellente résistance à l’usure en font un matériau de renforcement idéal. Voici une analyse détaillée et des suggestions d’application :
1. Caractéristiques et avantages du corindon brun
Dureté élevée (Mohs 9) : peut améliorer considérablement la résistance à l’usure du revêtement et convient aux environnements à frottement élevé.
Inertie chimique : résistant aux acides et aux alcalis, résistant à la corrosion, adapté aux environnements difficiles tels que chimiques et marins.
Stabilité thermique : peut résister à des températures élevées (environ 1800℃), adapté aux conditions de température élevée.
Morphologie des particules contrôlable : différentes tailles de particules (du niveau micrométrique au niveau millimétrique) peuvent être obtenues par broyage et calibrage pour répondre aux exigences d’épaisseur de revêtement et de douceur de surface.
2. Application dans les revêtements résistants à l’usure
En tant que charge fonctionnelle : la quantité ajoutée est de 20 à 40 % (rapport pondéral), directement mélangée dans la matrice de résine (comme l’époxy, le polyuréthane).
Modification de surface : utilisez un agent de couplage au silane ou du titanate pour traiter la surface des particules afin d’améliorer la liaison interfaciale avec la résine et d’éviter la perte.
Conception de revêtement à gradient : composé de carbure de silicium, de microsphères en céramique, etc. pour former une structure multicouche afin d’optimiser la résistance globale à l’usure et la résistance aux chocs.
3. Scénarios d’application typiques
Sol industriel : zones telles que les entrepôts et les ateliers qui sont fréquemment soumis à une usure mécanique.
Machines minières : protection des parois intérieures des concasseurs et des canalisations de transport.
Construction navale et ingénierie marine : revêtements résistants à la corrosion et à l’usure pour ponts et coques.
Aéronautique : protection contre l’usure à haute température des composants du moteur.
4. Précautions et suggestions d’optimisation
Adaptation de la granulométrie : des particules grossières (80-120 mesh) sont utilisées pour les revêtements épais afin de résister aux chocs, et des particules fines (supérieures à 325 mesh) sont utilisées pour les revêtements minces afin de lisser la surface.
Procédé de dispersion : utiliser un équipement de cisaillement à grande vitesse ou des broyeurs à trois rouleaux pour éviter l’agglomération ; ajouter des dispersants (tels que la série BYK) pour améliorer l’uniformité.
Contrôle des coûts : s’il n’y a pas d’exigence de couleur, on peut utiliser du corindon brun non calciné (coût moindre), mais il faut vérifier si sa pureté est conforme à la norme.
Conformité environnementale : Assurez-vous que les matières premières sont conformes aux normes RoHS et REACH, et évitez les métaux lourds excessifs (tels que Fe et Ti).
5. Comparaison des solutions alternatives
Carbure de silicium : Dureté plus élevée (Mohs 9,5), mais coût plus élevé, cassant, adapté aux environnements d’usure extrême.
Oxyde de zirconium : Bonne ténacité, mais densité élevée, ce qui peut provoquer une sédimentation du revêtement.
Solution composite : Le corindon brun + graphite (10 %) peut réduire le coefficient de frottement et convient aux scénarios de frottement par glissement.
6. Recommandations de vérification et d’essai
Essais en laboratoire : Évaluer la résistance à l’usure selon les normes ASTM D4060 (usure Taber) et ASTM D968 (méthode de chute de sable).
Test sur le terrain : appliquez de la peinture sur une petite zone de l’équipement cible et suivez l’usure réelle pendant 6 à 12 mois.
Conclusion :
le corindon brun est un choix économique pour les revêtements résistants à l’usure, notamment dans les situations d’usure moyenne à élevée, de coût et de performance. La durée de vie du revêtement peut être encore améliorée en optimisant la granulométrie, la modification de surface et le mélange avec d’autres matériaux. Il est recommandé de réaliser un petit essai préalable et d’ajuster la formule en fonction des conditions d’utilisation spécifiques.